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ROMANE SANTARELLI

ELECTRONICA - CLERMONT-FERRAND (FR)

Créatures majestueuses traversant l’éther, les rêves électroniques de Romane Santarelli frissonnent et embrassent d’infinis horizons, où l’on entrevoit les lueurs rougeoyantes du grand incendie.

 

Celui qui embrasa les K. Dick et Bradbury, et plus près de nous, les Villeneuve et Thom Yorke. Car il y a de l’espace, beaucoup d’espace, et de l’audace dans l’écriture de la jeune clermontoise. Et si l’on prend autant de plaisir à voyager dans les sphères apaisées d’une electronica aussi mature, c’est que Romane s’est construite au cœur d’une scène bouillonnante d’une rare élégance, où elle donna pendant plusieurs années la réplique au violon de Marion Lhoutellier dans Kawrites, feu duo insolite et buissonnier, rompu à toutes les scènes et à toutes les exigences.

2019. L’heure est au voyage en solitaire, à l’introspection. Radieux ou délicatement ombrageux, les quatre nouveaux titres de Quadri révèlent un amour infini pour la résonnance des grands espaces et la vie entre les songes, en élevant aux nues une électropop instrumentale onirique et émotive, déjà gravée dans plusieurs Eps, et bientôt dans un premier album très attendu. En cherchant bien, on peut retrouver ici et là les traces d’une culture encyclopédique, sans jamais dénaturer une écriture complexe et virtuose, brillamment inspirée du travail des orfèvres du genre, d’ici ou d’outre-Rhin. La grâce séminale de Rone, le sens mélodique d’un Jon Hopkins, les énigmes sonores et glaciales de Nils Frahm, la joie grandiloquente d’un Kalkbrenner. 

Tout est là, et au-delà. Au plus profond, où la danse puise sa source, la pulsation sensuelle des machines accompagne, assoit et bâtit une œuvre délicieusement rêveuse, pièces savantes et minutieuses brûlant d’une joie intérieure rafraîchissante. 

De la musique, tout simplement.    

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